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Gaz : le point sur les relations russo-ukrainiennes (05/05/2014) 
Début avril, le prix du gaz russe exporté vers l'Ukraine est passé directement de 268,5 dollars les 1000 m3 à 485 dollars. En effet, Moscou continue de s’appuyer sur la formule tarifaire issue de l'accord Poutine-Timochenko d'avril 2009 qui est resté en vigueur depuis. Mais Moscou a mis fin simultanément à deux rabais consentis sous la période Ianoukovitch : le premier, d’un montant de 100 dollars les 1000 m3 avait été accordé à la faveur des accords de Kharkov (avril 2010) en échange du prolongement du bail pour la flotte de la mer Noire de 2017 jusqu’en 2042. Le parlement russe vient de dénoncer cet accord devenu « caduc » depuis que la Crimée est (re)devenue russe. Auparavant, la Russie avait mis fin au deuxième rabais (baisse d’un tiers du prix prévu par le contrat) qui avait été consenti en décembre dernier à la faveur de l’abandon de l’intégration européenne par Victor Ianoukovitch. Gazprom a déclaré que ce deuxième rabais a été annulé car il prévoyait le remboursement de la dette gazière ukrainienne alors que celle-ci a au contraire à nouveau augmenté à hauteur de 2,2 milliards de dollars.
Mais Moscou va beaucoup plus loin : les 100 dollars de rabais appliqués d'avril 2010 à avril 2014 représentent une somme de 11,4 milliards de dollars. Or, les autorités russes affirment qu'il s'agissait d'une « avance » consentie par Moscou pour la présence de la flotte de la mer Noire en Crimée à partir de 2017 ! Dans la mesure où l'objet de l'accord a disparu (la Crimée est désormais russe), Moscou souhaite recouvrir ces 11 milliards « d'impayés » !

Crimée : vers des excédents gaziers
Les autorités de Crimée affirment que la production gazière de Chernomorneftegaz (nationalisée par le gouvernement de la république de Crimée) devrait atteindre 2 milliards de m3 en 2014, soit un excédent d'environ 300 millions de m3. Ironie de la situation, l’Ukraine avait mis l’accent sur le développement du gaz offshore dans les eaux territoriales de la Crimée afin de compenser la baisse de production de ses champs en onshore. Aujourd’hui ces investissements vont faciliter l’indépendance énergétique de la Crimée vis-à-vis de l’Ukraine. Et ceci d’autant plus que le développement des réserves gazières au large de la Crimée n’en est qu’à ses débuts (plusieurs projets d’exploitation qui devaient être assurés par des compagnies occidentales devraient être repris par les acteurs russes). Dans ce contexte, l’annonce par Gazprom qu’une branche du South Stream pourrait alimenter la Crimée en gaz semble assez étrange et pourrait cacher la volonté à terme d’exporter du gaz de Crimée vers l’Europe !

Crimea map
Source : Chernomorneftegaz


Voir également la rubrique "Enjeux énergétiques" de Russiegeopolitique.org

                                     

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